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(ils aiment la France, mais ils la quittent (d’un Ami)) titre/ Je ne manque pas d’être surpris de la fureur des commentateurs  à mon égard quand je mentionne avoir quitté la France parce que je ne me sentais plus d’affinités avec le pays où je suis né, parce que je n’y étais pas heureux et que ce que j’aimais – la culture, l’élégance, la civilité – y disparaissait à jamais.

Chaque année, 50.000 jeunes Français diplômés ou entreprenants partent tenter leur chance à l’étranger, au point que la France est devenue pour la première fois de son histoire un pays d’émigration. Leur fait-on un mauvais procès parce qu’ils sont désireux d’une vie meilleure et qu’ils s’exportent sans pour autant rompre avec leur pays d’origine ?

Les cerveaux s’en vont car la société française est malade tandis que les remplaçants venus d’Afrique et du monde musulman forment un contingent annuel de 200.000 colons, aculturés et non éduqués, auxquels s’ajoutent les barbares de l’intérieur dont on ne dit pas assez qu’ils sont des chrétiens convertis ou des enfants d’immigrés dont les parents ne pratiquaient plus les rites religieux, et qu’ils se trouvent de ce fait égarés entre deux cultures parce qu’on a abdiqué avec eux les règles de l’assimilation républicaine.

Thilo Sarrazin en avertissait ses compatriotes : le remplacement d’une population par une autre, culturellement hétérogène, sera mortel pour une civilisation européenne, occidentale, chrétienne qui a mis 1500 ans à se construire. C’est en cours parce que l’Europe ne croit plus à son histoire et son destin et que la France ne parvient pas à faire les réformes indispensables à sa cohésion, sa sécurité et sa prospérité.

Le sentiment national se dilue désormais dans des identités multiples, héritées et construites, collectives et intimes. Pour s’en ouvrir, encore faut-il ne pas s’enfermer dans le sentiment obsidional et ses corollaires d’antigermanisme, d’anglophobie et d’islamophobie qui semblent à présent servir de viatique aux Français. Une identité équilibrée consiste à accepter ses racines sans tomber dans l’obsession des origines. Face à mon choix de m’expatrier, les patriotes franchouillards m’objectent résistance et patrie en danger, comme si on était en juin 1940, ou alors ils me souhaitent bon débarras. C’est grotesque et anachronique et hors de la réalité.

Max Gallo pointait du doigt le divorce consommé entre une France du grand large, voyageuse et cosmopolite (dont je fais partie), et la France des déclassés, paupérisée et laminée par la mondialisation, l’immigration massive et la crise. Que ceux-là m’agressent et parlent de trahison, voire de lâcheté, parce que je peux faire grâce à mes talents et mon travail ce qui ne leur est plus permis, cela me fait penser à ces « imbéciles heureux qui sont nés quelque part » de la chanson de Brassens, les mêmes qui se font gloire d’être nés en Algérie ou au Mali, ou se réinventent une identité musulmane de composition en raison de leurs lointains aïeux, et du même fantasme des origines que ceux qui ne veulent pas d’eux chez eux.

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