EXPATRIATION

10733983_577490095715686_2534587088547521320_n     Fiscalité écrasante, croissance zéro, chômage de masse, pays incapable de se réformer, en grève permanente : les Français n’en peuvent plus. Créateurs d’entreprises, étudiants, jeunes, diplômés ou non, seniors, retraités sont de plus en plus nombreux à choisir d’aller vivre à l’étranger. Et de moins en moins nombreux à vouloir revenir.
Deux millions et demi de Français installés à l’étranger en 2013 – soit plus que le nombre d’habitants à Paris – et probablement 3 millions, selon les experts, car tous les candidats à l’exil ne déclarent pas leur départ. Et ces chiffres ne cessent d’augmenter. Première cause massive d’expatriation : le travail (six expatriés sur dix). Décrocher un emploi en France devient mission impossible, aussi bien pour les jeunes (diplômés ou non) que pour les seniors. À l’étranger, du Royaume-Uni à l’Australie en passant par le Canada, les États-Unis et bien d’autres pays, non seulement on trouve bien plus vite un emploi, mais de surcroît mieux payé, avec des meilleures perspectives d’évolution et des conditions de vie souvent plus agréables.
À Londres, face à l’afflux d’expatriés, on a annoncé récemment le projet de construction d’un troisième lycée français. Environ 250 000 Français se sont déjà installés dans la capitale britannique, soit l’équivalent de la population de la ville de Bordeaux !
La France est-elle en train de se transformer en pays de retraités et de rentiers ? même pas. Les retraités aussi sont de plus en plus nombreux à choisir l’étranger. Pour le soleil, comme en Tunisie, au Maroc, en Espagne, au Portugal mais aussi en Thaïlande – autant de pays où le coût de la vie est deux à quatre fois moins élevé que dans l’Hexagone et où, pour certains d’entre eux, des conventions signées avec la France rendent le séjour fiscalement plus agréable. Déjà, plus de 1 million de seniors ont définitivement plié bagage. Il y a encore les exilés fiscaux (6 % des expatriés), partis car considérant le taux d’imposition insupportable, confiscatoire ; puis ceux qui s’en vont pour des raisons religieuses, comme les jeunes juifs ; et enfin les patrons, déconsidérés, pour ne pas dire détestés, écrasés par les charges et les contraintes, qui choisissent de partir ou pis, de délocaliser leur entreprise. Une étude de Jean-Paul Gourévitch pour Contribuables associés sur l’expatriation des Français, parue en octobre 2013, chiffre le déficit global de ces exils à près de 10 milliards d’euros chaque année pour l’État.
Au-delà des chiffres, c’est chez les jeunes que le phénomène est le plus marquant, le plus massif … et le plus inquiétant. Comme le premier marqueur du déclin d’un pays qui perd ses enfants, sa force vive, ses futurs créateurs de richesses, faute de leur offrir une place.
Un jour, le téléphone de Manuelle Malot, la directrice carrières de l’Edhec, sonne. Au bout du fil, un ancien élève, en poste à Dubaï depuis trois ans. Il l’appelle parce que sa femme trouve que la vie sur place n’est pas toujours facile. Il cherche un nouveau travail, lui demande des nouvelles du marché. « Je lui ai répondu en parlant de la situation de l’emploi en France, raconte la jeune femme. Il m’a tout de suite arrêtée, pour m’expliquer qu’il n’envisageait pas une seconde leur retour, mais plutôt de trouver un job dans un autre pays étranger. Depuis, ce couple s’est effectivement installé au Portugal ». source valeurs actueles

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