POURQUOI J’AI QUITTE L’UMP , Sébastien Andele

POURQUOI J’AI QUITTE L’UMP (A partager avec ceux qui hésitent encore…) Sébastien AndeleDepuis que j’ai une conscience politique, j’ai toujours été de droite. D’abord au RPR,puis à l’UMP à sa création en images (5)2002, j’ai milité afin de défendre les valeurs du gaullisme qui m’avaient été transmises par ma famille, et auxquelles j’ai toujours adhéré.

Militant actif, j’ai reçu la médaille de l’Assemblée Nationale. Je ne compte plus les heures où je me suis investi pour défendre mes idées, ce n’est pas d’ailleurs pas une unité de mesure adaptée, il faudrait plutôt compter en mois, pour ne pas dire en années.

En 2007, j’ai été séduit par les sirènes du Sarkozysme, ses discours m’ont redonné espoir, comme à une majorité de français. Ce n’est que bien après que j’ai compris que les mots qu’il prononçaient n’étaient séduisants à mes oreilles que parce qu’ils avaient été écrits par Henri Guaino, le dernier des gaullistes qui reste encore au sein de l’UMP (parce qu’il pense pouvoir réussir à convaincre les autres à lui tout seul.. je lui souhaite bon courage !), mais que le président Sarkozy n’en pensait pas un traître mot…

Alors que nous avions, nous, le peuple français, voté majoritairement NON au traité Européen, Nicolas Sarkozy est passé par la voie parlementaire afin de nous imposer le traité de Lisbonne.

La liste de ce que je pourrai lui reprocher est tellement longue que je préfère en rester à ce déni de démocratie dont AUCUN GAULLISTE ne peut se satisfaire.

Chez les « républicains », puisqu’ils ont la condescendance de s’appeler ainsi non sans avoir voulu faire main basse sur le RPF (Merci à Christian Vanneste d’en avoir déposé le nom), le souverainisme et le patriotisme ne valent pas plus que les articles de souvenirs vendus à eurodysney.

« J’appelle tous les Français qui veulent rester libres, à m’écouter et à me suivre…Vive la France, libre, dans l’honneur et dans l’indépendance ! » avait lancé le Général dans son appel du 18 juin (en réalité lors d’un deuxième message radiophonique, mais qu’importe…). Pour ma part j’appelle tous les souverainistes, patriotes, gaullistes à se rallier sans délai derrière Marine Le Pen, pour le salut de notre pays.

Je vous invite à lire mon dernier article sur Boulevard Voltaire : « Si tu es à Rome, vis comme les Romains; si tu es ailleurs, vis comme on y vit. »

La segmentation de notre société en communautés est symptomatique de l’échec de notre politique d’assimilation autour de valeurs républicaines.

Au fil de notre Histoire, nous avons réussi à faire en sorte de nous unir autour de valeurs communes plutôt qu’autour des identités particulières, qu’elles soient culturelles ou religieuses. Le sentiment d’appartenance des Français à un pays ne s’acquiert pas à la naissance au seul motif qu’elle a eu lieu sur notre territoire. C’est une question de transmission.

L’échec de nos écoles s’agissant de leur capacité à « fabriquer » des Français se mesure au quotidien. La réforme tant décriée voulue par notre ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche va encore plus loin dans la mauvaise direction. Les excuses au nom de la France et les commémorations d’événements aux allures de « mea culpa » généralisé ne font qu’empirer les choses. Pire encore : il semble que leur unique objectif soit de satisfaire, encore et toujours, des communautés.

S’agissant de notre démographie et des communautés, le sociologue, démographe et économiste Alfred Sauvy avait avancé l’idée d’un seuil de tolérance au delà duquel des conflits étaient inévitables. Sa thèse a été décriée, notamment par un certain Jack Lang, alors ministre de l’Éducation nationale, qui s’était offusqué publiquement que l’on puisse utiliser des termes de« mécanique » (la tolérance) en parlant d’êtres humains.

À la place de l’analyse scientifique, nous avons eu droit à l’avènement de principes pseudo-philosophiques, dont il n’existe aucun fondement constitutionnel. Il en va ainsi du « vivre ensemble », qui sonne à nos oreilles comme une projection du « droit à la différence » tant chéri par des mouvements politisés tels que l’association SOS RACISME dans les années 80, intimant l’impérieuse nécessité pour la population accueillante de s’adapter coûte que coûte aux nouveaux venus.

Au lieu de réécrire notre Histoire et de feindre les réalités, nos dirigeants seraient bien avisés de s’en inspirer, et d’ainsi comprendre que chaque fois que l’on a voulu contraindre des peuples ne partageant pas les mêmes valeurs à partager le même territoire, cela a donné lieu à des conflits meurtriers.

Peut-être serait-ce un bon début que de méditer la citation d’Ambroise de Milan qui, se référant au séjour de Saint Augustin à Rome, en avait conclu : « Si tu es à Rome, vis comme les Romains; si tu es ailleurs, vis comme on y vit. »

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