La France du racisme institutionnel ? la France de l’apartheid ?

quelle-sera-facture-ceux-qui-entretiennent-idee-qu-existe-racisme-institutionnel-en-france affiche_degaulle-667ac

Alors que la relaxe des deux policiers poursuivis pour non-assistance à personne en danger après la mort à Clichy-sous-Bois en 2005 de deux jeunes de banlieue Zyed et Bouna fait polémique, chacun y va de sa réaction, sans demi-mesure. Avec en toile de fond le vieux débat sur le racisme institutionnel,
Idée  dangereuse  car source de divisions, mais qui a aussi  fini par convaincre les populations issues de l’immigration, victimaires et persuadées que le gouvernement est contre leur réussite.  Une situation de haine, renforcée par les discours alarmistes des associations, qui légitiment une colère et une violence infondée.

SOS Racisme, par l’intermédiaire de son président Dominique Sopo, a réagi : « la justice, c’est aussi la justice dans le traitement des populations, quelles que soient leur couleur de peau, leurs origines, leur origine sociale ». que cela veut il dire ? une Justice Orientée ? pourtant une justice de gauche, a l’évidence…

Pourtant les faits, Deux jeunes garçons ont trouvé la mort électrocutés dans l’enceinte d’un poste électrique dans lequel ils s’étaient réfugiés pour échapper à un contrôle de police. Fait qui a été jugé comme un accident au regard duquel la responsabilité des forces de police n’a pu être établie. La réaction à l’emporte pièce du président de SOS Racisme n’est pas rassurante ici, concernant la façon dont certaines populations peuvent recevoir cette décision de justice qui a été rendue sur le fond. Il exprime une sorte de parti pris. Le simple fait qu’il s’agisse de deux jeunes d’origine étrangère extra-européenne peut-il ainsi légitimer une mise en accusation de la police et de la justice comme raciste ? Une telle accusation n’est pas sans incidence et sans risque, comme message envoyé aux populations d’origine étrangère qui vivent sur notre sol, poussant à identifier la France à un racisme inscrit jusque dans ses institutions, la gauche et Toubira jourait-elle double jeux, pour aider le F.N  progresser , le jouant contre la droite dit républicaine ?  pur assurer l »election de François Hollande en 21017 ?

en sous-entandant,   en tout cas pour une bonne part,  à l’accusation d’une France raciste derrière l’image de sa justice et de sa police.

SOS Racisme soutient que la justice n’a pas été rendue, et laisse entendre qu’elle n’est pas la même selon la couleur de la peau. Cette position n’est pas surprenante. SOS Racisme a choisi, avec d’autres associations et une bonne partie de la gauche, de politiser à l’extrême le procès de ces deux policiers, et même de le « racialiser », donc d’en faire une sorte de symbole. L’affaire de Zyed et Bouna est presque devenue une nouvelle affaire Dreyfus. L’avocat Jean-Pierre Mignard, qui défend les parties civiles, y a d’ailleurs fait allusion en disant : « vous savez l’affaire Dreyfus ça dure longtemps« .

la Discrimination, parlons en,    1457562_10152031525069532_1122839561_n

regardons l’emploi, bien sur en France , Il existe deux types de discriminations, directes et indirectes. ne serais que a l’embauche, La première opère selon une volonté du législateur et le  fait  d’une distinction entre des candidats, salariés, clients ou usagers, sur le fondement d’une différence se traduisant par un désavantage : âge, handicap, conviction, origine, religion, orientation sexuelle… Une discrimination indirecte relève elle, d’un critère de sélection qui va introduire un désavantage uniquement pour certaines personnes, comme un test de français pour un poste qui ne le justifie pas.

mais alors pourquoi 90 % des salarier des entreprises du batiement sont ils d’origine étrangère ?, et a plus de 70 % balck ou arabe ?

Mais Alors pourquoi le personnel hôtelier ou de sécurité, de service est presque en totalité d’origine étrangère et la encore a plus de 80 % Black ou Arabe ?

Une enquête réalisée par l’Observatoire des discriminations montre une aggravation des discriminations à l’embauche en France en lien avec un contexte de l‘emploi qui ne cesse de se tendre. L’âge est la forme de discrimination la plus importante. Un candidat de 48-50 ans reçoit en effet 3 fois moins de réponses positives qu’un candidat de référence âgé de 28-30 ans. Les chances d’un candidat plus âgé sont en réalité encore plus faibles. Cette discrimination augmente avec le niveau de qualification. Elle est la moins combattue. Une femme de 32 ans mariée et ayant 3 enfants a 37 % de chances en moins d’être convoquée à un entretien d’embauche. Un candidat au visage éloigné des canons de la beauté a 29 % de chances en moins. Un candidat en situation de handicap a 2 fois moins de chances qu’un autre. Un candidat au nom de famille étranger (sans photo) reçoit 3 fois moins de réponses qu’un candidat au nom et prénom à consonance française. On voit que les personnes d’origine étrangères ne sont pas les premières ni les seules à connaître des discriminations dans un contexte défavorable à l’emploi chronique.

Bien sur si vous avez 55 ans, handicapées , sans qualification,  black et avec un nom comme Mohamaed Ben Laden, vos chances diminuées  sacrement.. même sans photos, 5ada5ada97263f38ee61bb132444041e

La discrimination au logement a aussi ses exemples. La société Logirep, un des grands bailleurs sociaux de la région parisienne, a été mis en cause pour avoir refusé un logement à une personne en raison de sa couleur au motif qu’il y avait déjà assez de personnes comme lui dans la tour où le logement à attribuer se situait. La victime a enregistré la conversation au cours de laquelle l’argument discriminant a été invoqué. La société Logirep a aussi été condamnée pour fichage ethnique, car un fichier contenait des annotations sur la nationalité de certains locataires. Le demandeur avait appris que la commission d’attribution des logements avait motivé son refus en cochant la case « mixité sociale ». On voit là tout le débat sous-jacent à ce type de pratique, cette question de la mixité sociale étant loin d’être un argument à négliger, alors que précisément, elle est un enjeu important pour éviter la logique de ghettoïsation qui s’affirme progressivement dans une situation où on voit être remplacées dans bien des cités, des familles de la population majoritaire par des familles d’origines étrangères en difficultés sociales. évidemment, la mixité sociale ne peut être défendue sur le fondement de discriminations.

Treize personnes ont assigné l’Etat en justice, car elles estiment avoir été victimes de contrôle « au faciès », en vue de le faire condamner pour faute lourde. Le Défenseur des droits soutient leur dossier. Ils estiment avoir été ciblés par la police uniquement pour leur couleur de peau. Déboutés en première instance, ils ont depuis obtenu le soutien du Défenseur des droits. Un représentant  de ce dernier présent à l’audience en appel, en février dernier, a proposé qu’en matière de discrimination il puisse y avoir ce qu’on appelle « un aménagement de la charge de la preuve« . Ce ne serait ainsi plus au plaignant de prouver qu’il a été discriminé mais à l’institution de montrer qu’elle a été impartiale, ce qui signifierait que la police devrait se mettre à justifier chaque contrôle d’identité. Dans le cas d’un contrôle plus important de personnes représentant telle ou telle partie de la population, il y aurait suspicion de discrimination. On s’imagine comment cela rendrait l’action de la police impossible en lui imposant de respecter en quelque sorte un équilibre dans le nombre de personnes contrôlées selon les types d’individus, ce qui d’ailleurs revient à une démarche discriminatoire convergeant dans la logique des quotas qui n’a là aucun sens et romprait avec un principe d’égalité qui est celui du traitement égal de chacun devant la loi, c’est-à-dire d’être contrôlé de la même façon, et rien d’autre.

une idée qui reflète une idéologie dominante au sein des milieux antiracistes, des milieux associatifs qui prônent une certaine forme de diversité depuis une trentaine d’année. Ils ont  ce fantasme d’une politique délibérée de l’Etat de discrimination des individus qui ont des origines autres que françaises. Aujourd’hui, il y a aussi la question du religieux, mais le leitmotiv est le même. C’est porté depuis très longtemps par cette mouvance très ancrée dans la gauche qui veut, même si elle ne se l’avoue pas, expliquer les faits sociaux par les faits ethniques. Cela s’est substitué au langage de la gauche plus traditionnelle qui expliquait autrefois les discriminations par le fait social, et notamment les écarts de revenu. La notion d’appartenance culturelle s’est substituée à celle de classe sociale. Cela ne profite pas à grand monde car cela fait du tort à l’ensemble de la population en termes de cohésion sociale.

Selon un sondage Ifop 28 % des Français estiment que le terme « raciste » correspond plutôt bien à l’image qu’ils ont de la police. En janvier dernier, 54 % des Français estimaient que le chef du gouvernement a eu raison d’utiliser le terme «apartheid» pour qualifier le mal qui ronge certaines banlieues. Qui sont ceux qui y croient le plus ? On retrouve derrière ce chiffre de 28% des Français pour lesquelles le terme « raciste » « correspondrait bien » à la police, une sensibilité d’extrême gauche voire de gauche sur cette question, et d’une partie de la population immigrée ou d’origine immigrée qui tombe dans cette victimisation.

il existe une lecture des difficultés liées à l’immigration, relativement aux possibilités d’accueil, à l’intégration, qui entend n’y voir qu’une vision raciale et discriminante, l’Etat en étant le grand accusé et sa police avec lui.

Toute politique mettant en lien par exemples, délinquance et immigration, se trouvant frappée d’accusation de racisme.

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s