Marx n’est pas mort. L’égalité, n’existe que dans la pauvreté imposée à tous.

Ses mânes font encore vivre des rejetons tardifs et atrophiés. Comme le communisme a fait la preuve de son inanité absolue, ils veulent le ressusciter autrement. L’égalité est désormais leur maître mot, de François Hollande à Hillary Clinton, du FMI à l’OCDE et jusqu’au Vatican.

karl-marx

Thomas Piketty, qui en a l’obsession, a trouvé son succès, significatif, en offrant à une gauche démunie un plaidoyer pseudo-scientifique capable de la consolider dans son combat pour la destruction de l’économie libérale et de la liberté des hommes au nom de leur égalité. Il a construit toute sa théorie pour aboutir à cette conclusion que les conditions doivent être nivelées par l’impôt. A cet effet il propose de taxer les revenus jusqu’à 80% et le patrimoine à un niveau de 2 à 10% par an, ce qui réduirait à néant en peu d’années les fortunes mêmes les plus grandes. Et c’est le but avoué.

Mais sa démonstration, qu’il a voulu asséner au travers d’une flopée majestueuse de données historiques, est truffée d’erreurs ainsi que nous le démontrons dans notre ouvrage écrit avec une vingtaine d’économistes reconnus et qui dénoncent, chacun à sa manière, les tromperies de cet idéologue revêtant la tunique d’un nouveau Lyssenko. Il ignore les changements de fiscalité qui modifient les revenus à prendre en compte, il méconnaît la mobilité sociale, il reconstitue les données qui lui manquent ou interprète celles qu’il trouve pour étayer une théorie boiteuse! Parmi ses fumisteries économiques figure l’idée selon laquelle le taux de rendement du capital aurait toujours été sensiblement supérieur à celui de la croissance économique et aurait permis l’augmentation infinie des inégalités. Or, si au cours des vingt siècles écoulés, le patrimoine s’était accru de 4% par an en moyenne alors que la croissance oscillait à des taux inférieurs à 0,5% comme le soutient Piketty, il se serait avéré bien vite que le patrimoine disponible était insuffisant pour satisfaire à l’épargne des nantis.

Piketty voudrait expliquer l’économie et la société à partir d’une formule mathématique d’une simplicité absolue, et bien entendu cette explication unidimensionnelle ne peut pas être juste. Elle méconnaît la complexité du monde et de l’Homme autant que l’immense capacité de celui-ci à réagir aux difficultés qu’il rencontre, à innover, à s’adapter. Son nouveau socialisme scientifique rejoue l’histoire à la façon si décriée par l’auteur du Capital qui pensait qu’elle ne se répète jamais que comme une farce. Mais il pense sans doute que la farce marche toujours au théâtre du monde et qu’elle a trouvé cette fois son leitmotiv en ressassant en ritournelle son adoration égalitaire.

Certes, l »égalité peut traduire le cri désespéré des laissés pour compte, mais elle est souvent le vieux fantasme de ceux qui voudraient prendre la part des autres à bon prix, la revendication de la jalousie et de l’ignorance. Cette frénésie égalitariste a surtout prospéré dans les sociétés habituées, notamment dans la vielle Europe continentale, à des gouvernements dominateurs et arrogants en même temps qu’à un Etat-providence. Elle a fructifié également, de manière plus justifiée, dans les pays où la richesse est accaparée par la corruption plutôt que par l’effort et la créativité. Elle est plus diffuse dans les pays libéraux, souvent anglo-saxons, où l’envie suscitée par la richesse conduit à travailler et entreprendre pour l’obtenir par soi-même plutôt qu’à militer pour la confisquer. Contrairement à ce que soutient Piketty, les plus riches ne sont plus guère des rentiers. En réalité, 75 % des 1 % les plus riches sont des entrepreneurs. Et ces riches contribuent par leurs investissements, par leur prise de risque à la création de richesse pour tous et notamment au travers de la création d’emplois et de produits innovants.

La seule égalité qui vaille est celle que doit avoir chacun de pouvoir travailler librement pour acquérir ce qui lui revient, et notamment sans être entravé par l’Etat au-delà de ce qui convient pour que la sécurité et les conditions de la vie sociale soient assurées, et que ceux qui sont démunis sans en être responsables puissent être secourus. L’égalité vaut aussi pour les enfants qui doivent tous pouvoir bénéficier d’un accès à une formation pour avoir la chance de pouvoir acquérir ce que leur capacité leur permet, de telle façon que l’inégalité de la nature laisse place, autant que possible, à celle des choix, des mérites et des efforts de chacun.

L’égalité, pour le reste, n’existe pas sinon dans la pauvreté imposée à tous. L’histoire fourmille d’exemples de misères généralisées apportées par ceux qui voulaient faire le bien à la place des hommes soumis à leur tyrannie soi-disant bienveillante. Nous sommes ce que nous sommes et responsables de ce que nous deviendrons avec le bagage qui nous a été donné. Nous sommes également responsables du bien à prodiguer aux autres, mais librement, pas sous la contrainte étatique. Chacun est différent. Nous sommes complémentaires, pas égaux. L’égalité dissout les genres et tue l’individualité. C’est précisément ce que veulent d’ailleurs les thuriféraires de l’égalité portée au pinacle d’une nouvelle liturgie. Ils veulent que les personnes soient substituables et fongibles dans la société, qu’elles lui soient assimilées pour lui être mieux assujetties.

Il ne faut pas méconnaître le danger de cette idéologie qui au nom faussement bienveillant de l’égalité attentera demain à la liberté et à la propriété, qui en est le substrat, et détruira la notion même de responsabilité qui institue notre humanité et la fait prospérer.

Nicolas Lecaussin , Jean-Philippe Delsol

la derniere preuve, de cette  idéologie

« le diktat » que l’Europe a imposé à la Grèce, Une «victoire idéologique» contre l’U.E en est la parfaite illustration, les Européens doivent sortir de «l’ambiguïté» qui avait cours à la création de l’euro et inventer «une vision intelligente et rénovée de l’architecture de l’union monétaire», au risque de disparaître en tant que puissance. «L’enjeu est de taille. Une alliance de quelques pays européens, même emmenée par le plus puissant d’entre eux, sera peu capable d’affronter seule la pression russe et sera vassalisée par notre allié et ami américain à une échéance qui n’est peut-être pas si lointaine»,

Dominique Strauss-Kahn

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