Au cœur de la toile Goldman Sachs, le Tafta, mais Derrière le Tafta, la géopolitique

Peter Sutherland, le deus ex-machina de la subversion financiaro-mondialiste  image

Durant sa longue carrière, l’Irlandais Peter Sutherland, 70 ans, a, à la fois dans le privé et dans le public, appréhendé toutes les dimensions de l’action politique, tant nationale que globale. Son parcours, éclectique et multidirectionnel, en a embrassé tous les aspects et toujours du point de vue théorique autant que pratique, prenant soin, pour chacun des domaines investis, d’être là où il fallait pour imposer ses vues et tisser un réseau de plus en plus dense et touffu. C’est ainsi que, dès qu’il a quitté le prestigieux poste de Procureur général, c’est-à-dire de Ministre de la Justice de la République d’Irlande, auquel il avait accédé à 34 ans après douze ans de barreau, Peter Sutherland a entamé une trajectoire tout entière axée sur la mise en œuvre de sa théorie de la mondialisation économique ET politique.

Entré en janvier 1985 à la Commission européenne comme Commissaire à la Concurrence, il prenait soin de se saisir également des Affaires sociales, de l’Education et des Relations avec le Parlement européen. Moins de cinq ans plus tard, il mettait un premier pied dans la banque en devenant en 1989 président de Allied Irish Banks, qu’il quittait en 1993 pour s’occuper de l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (en anglais, General Agreement on Tariffs and Trade), le fameux GATT, qui devient sous sa houlette,  le 1er janvier 1995, l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Cette année-là, Peter Sutherland intégrait ce qui devait constituer sa « maison-mère » : la Goldman Sachs International, dont il fut Président 1995 à 2015. Vingt années pendant lesquelles il cumula cette fonction centrale et bien d’autres fonctions, avec, toujours, le souci d’avoir un ou plusieurs pieds dans l’économie réelle : British Petroleum, ABB, Ericsson, Alibaba.com ; dans la banque : Royal Bank of Scotland Group[1], National Westminster Bank ; dans l’université : London School of Economics ; dans le conseil aux Etats : Hong-Kong (1998-2005), Portugal, Japon, ONU et Vatican (Représentant spécial pour les Migrations) ; dans les organismes internationaux : Institut européen d’administration publique, European Movement Ireland et, surtout, Transatlantic Policy Network (TPN) qui pilote les pseudo-négociations sur le TAFTA ; dans les think-tanksEuropean Policy Centre, chargé de promouvoir l’intégration européenne, dont P. Sutherland a préside le Comité consultatif, ou le Federal Trust, l’équivalent britannique de l’Institut Notre Europe (Jacques Delors) ; dans les cercles d’influence, que d’aucuns considèrent, au mieux comme un gouvernement mondial occulte, au pire comme des instruments d’un complot mondial contre les Peuples et les Nations : la Commission trilatérale, qu’il a présidée de 2001 à 2010 et dont il est resté Président d’honneur tout en entrant au comité directeur du Groupe de Bildeberg (2010-2014). Peter Sutherland ? Un mille-pattes !  download (1)

De tous les cadres de la Goldman Sachs qui ont eu ou ont des responsabilités politiques ou financières publiques, Peter Sutherland est le plus capé. Il le doit à une double constante : la première est qu’il ne rompt jamais avec une entreprise, un organe institutionnel, un groupe de pression ou un simple think tank dans lequel il a eu des fonctions ; la seconde est qu’il prend toujours soin, en quittant une responsabilité, de choisir comme successeur quelqu’un qu’il y a amené ; la troisième est de ne jamais vraiment partir d’une entreprise qu’il a dirigée. Il y garde un poste d’administrateur ou une fonction honorifique en apparence mais en réalité d’influence. Par exemple, il est resté Président d’honneur de la Goldman Sachs dont il a quitté la direction en juin 2015 après vingt ans d’exercice.

Quand on observe de près le parcours de Peter Sutherland, on est admiratif de la constance mise depuis les origines à investir tous les lieux de pouvoir utiles à son projet de globalisation : la banque, bien sûr, avec la présidence pendant vingt ans (un record) de celle symbole de la financiarisation de l’économie : la Goldman Sachs ; l’économie non bancaire avec la participation au comité exécutif de 13 d’entre elles et la direction de plusieurs des plus grosses entreprises mondiales, dont Ericsson et la British Petroleum; la gouvernance économique internationale avec la participation directe à la Commission européenne comme Commissaire au commerce et, surtout, avec la direction de l’OMC (Organisation mondiale du commerce).

Mais cela n’aurait pas suffi à faire de lui ce qu’il est, le véritable ciment d’un système de domination politico-économique non pas du monde mais d’UN monde, le monde occidental. Un système dont on se plait à croire qu’il est tout entier au service d’une banque d’autant plus sulfureuse qu’elle se revendique juive, ce qui excite l’imagination en France mais n’a aucune incidence dans le monde anglo-saxon. Or, en tirant les fils de l’écheveau, certes, on voit partout la Goldman Sachs mais on est surtout frappé par l’omniprésence de Peter Sutherland. Et on est pris d’une impression qui est que la toile Goldman n’est que la partie visible d’une toile plus large et plus solide tissée pour lui-même par son Président d’Honneur. On verra dans le prochain article que celui-ci est beaucoup plus puissant que sa maison-mère qui depuis 2011, perd peu à peu de sa superbe. download

Juriste de formation, Peter Sutherland  a enseigné mais, pour mieux investir le monde universitaire, il a présidé une université, celle-là même qui forme les cadres de la mondialisation politico-économico-financière : la London School of Economics. Formant puis casant ses élèves, poussant ses pions, chacun étant, comme une réplique en plus petit de lui-même, à la fois patron d’une entreprise ou d’une banque, membre de conseils d’administrations d’autres entreprises (moins que lui), président ou administrateur d’une université ou d’une fondation, membre-dirigeant d’un think-tank ou d’un cercle d’influence ;  concevant, agissant, conseillant, concertant, complotant, Peter Sutherland a, sans aucun préjugé pour les hommes et pour les tâches, tout fait pour servir son dessein. Catholique pratiquant, conseiller financier dix ans durant du Vatican, Sutherland n’en est pas moins le plus gros pilier de l’édifice européen de la banque juive Goldman Sachs. Le tout, toujours dans un but : faire avancer le projet d’une Europe supranationale inscrite dans un monde mondialisé dirigé par des élites n’ayant que mépris pour la  démocratie (cf. les déclarations de Macron sur les élus) et n’ayant aucun compte à rendre aux Peuples. Pour leur plus grand bien, évidemment !

Peter Sutherland est toujours là où se joue chacune des étapes cruciales de la prise de contrôle (ou de confiscation) des centres de pouvoir économiques et politiques, nationaux et internationaux. Tel un vainqueur du Tour de France, il aborde les étapes une à une, ne pensant à l’étape du lendemain que quand celle du jour est finie, poussant même la ressemblance avec un champion cycliste jusqu’à veiller à n’en point faire trop, jouant le modeste, faisant mine de tout devoir à ses coéquipiers, ménageant ses adversaires d’un jour pour qu’ils se muent en alliés du lendemain. Quand une étape est accomplie, il se transporte ailleurs. Ce n’est donc pas étonnant si, ces dernières années, il s’est fait confier – ou il s’est auto-investi de – deux missions apparemment secondaires si on les compare aux impressionnantes fonctions exercées jusqu’alors. En réalité, là encore, Peter Sutherland est là où il faut être pour parachever l’édifice. images

En effet – et mes vieux lecteurs attentifs s’en souviennent – les deux volets non achevés de l’intégration européenne dans la perspective de la mondialisation sont l’immigration massive (et son corollaire, la communautarisation), et le TAFTA, les deux étant, contrairement aux apparences, liés. Le TAFTA est conçu pour une société consumériste, c’est-à-dire pour permettre la mise en place d’une économie de l’offre, non pas axée sur la satisfaction des besoins des citoyens mais sur l’écoulement des biens de bas-de-gamme, sur-produits et peu chers, destinés à des consommateurs désargentés et peu regardants, dont l’appétit est sans cesse stimulé par des substances ad hoc pour la nourriture ou de la publicité pour ce qui ne se mange pas. Ces masses destinées à écouler la production frelatée de l’économie taftaienne, ce sont les migrants, africains et asiatiques pour l’Europe, sud-américains pour les États-Unis.

Eh, bien, ce sont précisément ces deux secteurs que P. Sutherland a investis ; 1. en se faisant charger des questions d’immigration par le Secrétaire général de l’ONU en 2012 et par… le Pape en 2015 ; 2. en se concentrant sur le Transatlantic Policy Network (TPN), intitulé de l’office de pilotage des organes transatlantiques, curieusement traduit par le titre anodin de Conseil économique transatlantique (CET).

Ayant lu l’épisode précédent, L’euro-atlanto-mondialisme est au service d’intérêts privés, pas à celui des États, vous n’ignorez rien des (mauvaises) intentions de cet organe censé « négocier » un TAFTA pré-écrit et en réalité non négociable. Et vous savez le rôle éminent qu’y tient, derrière la façade trompeuse d’un titre honorifique, le tout puissant Peter Sutherland. Mais l’ouverture aux marchandises frelatées ne peut aller sans l’ouverture aux populations affamées destinées à servir de système digestif et probablement, demain, à la production de méthane d’origine humaine (car la course à l’énergie est une constante de l’Histoire des Hommes). D’où des positions sur l’immigration qui ne laissent aucun doute sur ses intentions.

Ce dessein pervers se heurte, comme on le voit beaucoup chez les Peuples d’Europe les plus dotés de conscience politique comme le Peuple allemand, au refus des Citoyens. Il faut donc se débarrasser des Citoyens, donc, abolir les Cités, c’est-à-dire les Nations. Peter Sutherland est immigrationniste. Non qu’il veuille permettre à tous les déshérités de l’univers de profiter des bienfaits de la civilisation occidentale mais parce qu’il juge – et il voit juste – impossible de venir à bout des Nations si elles restent le bien de peuples homogènes, politiquement avancés et peu métissés. Par là se trouve vérifiée la théorie du Grand Remplacement chère à Renaud Camus.[2]       

French President Francois Hollande (L), US President  Barack Obama and Germany's Chancellor Angela Merkel arrive at a socalled "outreach talks" working session of a G7 summit at the Elmau Castle near Garmisch-Partenkirchen, southern Germany, on June 8, 2015. Germany hosts a G7 summit at the Elmau Castle on June 7 and June 8, 2015.  AFP PHOTO / POOL / JOHN MACDOUGALL / AFP PHOTO / POOL / JOHN MACDOUGALL
French President Francois Hollande (L), US President Barack Obama and Germany’s Chancellor Angela Merkel arrive at a socalled « outreach talks » working session of a G7 summit , on June 8, 2015. 

Evidemment, il ne le dit pas comme ça. Il met en avant le devoir moral et, si ça ne suffit pas, l’obligation légale, d’aider les « réfugiés ». Arguant que les cinq cents millions d’Européens peuvent parfaitement absorber quelques millions de malheureux obligés de fuir les guerres… que les EurAméricains ont fomentées, déclenchées et grassement financées, ce qu’il ne dit pas, au grand bénéfice de multinationales dont Peter Sutherland est, comme on l’a vu, un pilier.[3] Mais le fond de sa pensée est tout entier contenu dans une déclaration faire en octobre dernier dans une interview au Centre d’information de l’ONU. Jugez plutôt.

A la question « Quel est votre message aux gouvernements ? », il a répondu ceci : « Je demanderai aux gouvernements de coopérer, de reconnaître que la souveraineté est une illusion – que la souveraineté est une illusion absolue qui doit être abandonnée. Le temps où les pays se cachaient derrière des frontières et des clôtures est révolu. Nous devons travailler ensemble et coopérer ensemble pour faire advenir un monde meilleur. Et cela implique que nous mettions en cause certains vieux préjugés, que nous mettions en cause des souvenirs historiques et des images de notre propre pays, et que nous reconnaissions que nous faisons partie de l’humanité. »

    Plus de Frontières, plus de Nations, plus de Traditions, plus de Valeurs, plus d’Histoire, plus de Mémoire. Derrière le TAFTA , il y a ce projet, auquel, nous le verrons prochainement, Macron et consorts participent.

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