la Laïcité, d’il y a 110 ans en France , pour les nuls d’aujourd’hui,…

«L’État hésite entre reconnaissance et surveillance des religions»

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LOI DU 9 DECEMBRE 1905
CONCERNANT LA SEPARATION DES EGLISES ET DE L’ETAT

(Journal officiel du 11 décembre 1905)
Titre premier : Principes
Article premier

La République assure Ia liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les
seules restrictions édictées ci-après dans l’intéret de I’ordre public.

Article 2

La République ne reconnait, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte. En conséquence, a partir du
1er janvier qui suivra Ia promulgation de Ia présente loi. seront supprimées des budgets de l’Etat,
des départements et des communes, toutes dépenses relatives a I’exercice des cultes.

Pourront toutefois être inscrites aux dits budgets les dépenses relatives a des services d’aumones
et destinées a assurer le libre exercice des cultes dans les Etablissements publics tels que
lycées, collèges, écoles, hospices, asiles et prisons.

Les établissements publics du culte sont supprimés, sous réserve des dispositions énoncées a
I’article 3. Titre II : Attribution des biens, pensions

Article 3

Les etablissements dont Ia suppression est ordonnée par l’article 2 con­tinueront provisoirement
de fonctionner, conformement aux disposi­tions qui les regissent actuellement, jusqu’a
l’attribution de leurs biens aux associations prevues par le titre IV et au plus tard jusqu’a l’expira­tion du delai ci-apres.

Des Ia promulgation de Ia presente loi, il sera procedé par les agents de l’administration des domaines a l’inventaire descriptif et estimatif:
1• des biens mobiliers et immobiliers desdits etablissements ;
2• des biens de l’Etat, des departements et des communes dont les memes etablissements ont Ia
jouissance.

Ce double inventaire sera dresse contradictoirement avec les represen­tants legaux des
établissements ecclésiastiques ou ceux dûment appelés par une notification faite en la forme
administrative.

Les agents chargés de l’inventaire auront le droit de se faire communiquer tous titres et documents utiles a leurs operations.

Article 4

Dans le delai d’un an, il partir de Ia promulgation de Ia présente loi, les biens mobiliers et
immobiliers des menses, fabriques, conseils presbytéraux, consistoires et autres Etablissements
publics du culte seront, avec toutes les charges et obligations qui les grévent et avec leur affectation spéciale, transférés par les représentants légaux de ces établissements aux associations qui, en se conformant aux règles d’organisation générales du culte dont elles se proposent d’assurer l’exercice, se seront légalement formées, suivant les prescriptions de !’article 19, pour I’exer­cice de ce culte dans les anciennes circonscriptions des dits etablisse­ments.

Article 5
Ceux des biens designes a !’article precedent qui proviennent de l’Etat et qui ne sont pas grevés d’une fondation pieuse creee posterieurement a Ia loi du 18 germinal an X feront retour a l’Etat.                                                                                                                                                                                                                                   Les attributions de biens ne pourront litre faites par les etablissements ecclesiastiques qu’un mois apres Ia promulgation du reglement d’admi­nistration publique prevu a !’article 43. Faute de quoi Ia nullite pourra en etre demandée devant le tribunal de grande instance par toute partie interessée ou par le ministere public. En cas d’alienation par !’association cultuelle de valeurs mobilieres ou d’immeubles faisant partie
du patrimoine de l’etablissement public dis­ SOI,  le montant du produit de Ia vente devra litre
employé en titres de  rente nominatifs ou dans les conditions prevues au paragraphe 2 de
l’article 22.

L’acquereur des biens alienés sera personnellement responsable de Ia regularité de cet emploi.                                                                                                                   Les biens revendiqués par l’Etat, les departements ou les communes ne pourront etre alienés,
transformés,  ni modifiés jusqu’a ce qu’il ait dite statue sur Ia revendication par les tribunaux
competents.
Article 6

(Loi du 13 avril 1908 Journal officiel du 14 avril1908)

Les associations attributaires des biens des etablissements ecclesiasti­ques supprirmés seront
tenues des dettes de ces etablissements ainsi que de leurs emprunts sous reserve des dispositions
du troisieme paragra­phe du present article ; tant qu’elles ne seront pas liberées de ce passif,
elles auront droit a Ia jouissance des biens productifs de revenus qui doivent faire retour a
l’Etat en vertu de I’article 5.

Les annuités des emprunts contractés, pour depenses relatives aux edi­fices religieux, seront
supportées par les associations en proportion du temps pendant lequel elles auront I’usage de ces
edifices par application des dispositions du titre III.
Article 7

(loi du 13 avril 1908 Journal officiel du 14 avril 1908)

Les biens mobiliers ou immobiliers grevés d’une affectation charitable ou d’une toute autre
affectation etrangere de I’exercice du culte seront attribués, par les representants legaux des
etablissements ecclesiasti­ques, aux services ou etablissements publics ou d’utilité publique,
dont Ia destination est conforme a celle des dits biens. Cette attribution devra etre approuvée par
le prefet du departement ou siege I’etablissement eclaisiastique. En cas de non-approbation, il
sera statue par décret en Conseil d’Etat.                                                                                                                                                                                                                            Toute action en reprise, qu’elle soit qualifiée en revendication, en révocation ou en résolution,                                                                                                                  concernant les biens dévolus en exécution du present article, est soumise aux règles prescrites par
I’article 9.

Article 8

Faute par un etablissement ecclesiastique d’avoir, dans le delai fixé par I’article 4, procedé aux
attributions ci-dessus préceptes, il y sera pourvu par décret.                                                                                                                                                                                   A I’expiration du dit délai,les biens a attribuer seront, jusqu’a leur attribution, placés sous séquestre.

Dans le cas on les biens attribués en vertu de l’article 4 et du paragraphe 1er du present article
seront, soit des I’origine, soit dans Ia suite, reclamés par plusieurs associations formées pour
I’exercice du meme culte, I’attribution qui en aura ete faite par les representants de
I’etablissement ou par decret pourra etre contestée devant le Conseil d’Etat, statuant au
contentieux, lequel prononcera en tenant compte de toutes les circonstances de fait.

La demande sera introduite devant le Conseil d’Etat, dans le delai d’un an a partir de Ia date du
decret ou a partir de Ia notification, l’autorité prefectorale, par les representants legaux des
etablissements publics du culte, de I’attribution effectuée par eux. Cette notification devra etre
faite dans le delai d’un mois.

L’attribution pourra etre ulterieurement contestée en cas de scission dans I’association nantie, de
creation d’association nouvelle par suite d’une modification dans le territoire de Ia circonscription
ecclesiastique et dans le cas on I’association attributaire n’est plus en mesure de rem­plir son
objet.
Article 9

(loi du 13 avril 1908 Journal officiel du 14 avri/1908)

1. Les biens des etablissements ecclesiastiques. qui n’ont pas ete recla­més par des associations
culturelles constituées dans le delai d’un an a partir de Ia promulgation de la loi du 9 decembre
1905, seront attribués par decret a des etablissements communaux de bienfaisance ou d’assis­tance
situes dans les limites territoriales de la circonscdption ecclesias­tique interessée, ou, a defaut
d’etablissement de cette nature, aux communes ou sections de communes, sous la condition d’affecter
aux services de bienfaisance ou d’assistance tous les revenus ou produits de ces biens, sauf les
exceptions ci-apres :
IV

20 les edifices affectés au culte Iors de Ia promulgation de Ia loi du 9 decembre 1905 et les meubles les garnissant deviendront la pro­prieté des communes sur le territoire desquelles ils sont situés, s’ils n’ont pas ete restitués ni revendiqués dans le delai legal ; les meubles ayant appartenu aux etablissements ecclesiastiques ci-dessus mentionnés qui garnissent les edifices designes a I’article 12, paragraphe 2, de Ia loi du 9 decembre 1905, deviendront Ia pro­prieté de I’Etat, des departements et des communes, proprietaires desdits edifices, s’ils n’ont pas ete restitués ni revendiqués dans le delai legal ;

30 les immeubles batis, autres que les edifices affectés au culte, qui n’etaient pas productifs de
revenus lors de la promulgation de Ia loi du 9 decembre 1905 et qui appartenaient aux menses
archi-episco­pales et episcopales, aux chapitres et seminaires, ainsi que les cours et jardins y attenant, seront attribues par decret, soit a des departe­ments, soit a des communes, soit a des etablissements publics pour
des services d’assistance ou de bienfaisance ou des services publics;

4o les biens des menses archi-episcopales et épiscopales, chapitres et séminaires, seront, sous
réserve de I’application des dispositions du paragraphe précédent, affectés dans la circonscription
territoriale de ces anciens etablissements, au paiement du reliquat des dettes regulieres ou
légales de I’ensemble des etablissements ecclesiasti­ques compris dans la dite circonscription,
dont les biens n’ont pas ete attribués a des associations cultuelles, ainsi qu’au paiement de
tous frais exposés et de toutes depenses effectuées relativement a ces biens par le sequestre,                                                                                                                               sauf ce qui est dit au paragraphe 13 de I’article 3 ci-apres. Lactif disponible apres l’acquittement de ces dettes et depenses sera
attribue par decret a des services departe­mentaux de bienfaisance ou d’assistance.

En cas d’insuffisance d’actif il sera pourvu au paiement des dites dettes et depenses sur I’ensemble
des biens ayant fait retour aI’Etat, en vertu de I’article 5 ;

5o les documents, livres, manuscrits et eouvres d’art ayant appar­tenu aux etablissements
ecclesiastiques et non visés au 1o du pre­sent paragraphe pourront etre reclamés par I’Etat, en
vue de leur depot dans les archives, bibliotheques ou musées et lui etre attri­bués par decret ;
6″ les biens des caisses de retraite et maisons de secours pour les pretres agés ou infirmes seront
attribués par decret a des societés de secours mutuels constituées dans les departements ou ces eta­blissements ecclesiastiques avaient leur siege. Pour etre aptes a recevoir ces biens, les dites societes devront etre approuvées dans les conditions prevues par la loi du 1er avril 1898, avoir une destination conforme a celle desdits biens, etre ouvertes a tous les interessés et ne prevoir dans leurs statuts aucune amende ni aucun cas d’exclusion fondés sur un motif touchant a Ia disci­pline ecclesiastique.
Les biens des caisses de retraite et maisons de secours qui n’auraient pas ete reclamés dans le
delai de dix-huit mois a dater deIa promulgation de Ia presente loi par des societes de secours mutuels constituées dans le delai d’un an de ladite promulgation, seront attribués par decret aux departements ou ces etablissements
ecclesiastiques avaient leur siege, et continueront a etre administres provisoirement au profit des
ecclesiastiques qui recevaient des pen­sions ou secours ou qui etaient hospitalises ala date du 15
decem­bre 1906.
Les ressources non absorbées par le service de ces pensions ou secours seront employées au
remboursement des versements que les ecclesiastiques ne recevant ni pension ni secours justifieront
avait faits aux caisses de retraites.
Le surplus desdits biens sera affecté par les departements a des ser­vices de bienfaisance ou d’assistance fonctionnant dans les ancien­nes circonscriptions des caisses de retraite et maisons de secours.
2. En cas de dissolution d’une association, les biens qui lui auront ete devolus en execution des articles 4 et 8 seront attribués par decret rendu en Conseil d’Etat, soit a des associations analogues dans la meme circonscription ou, a leur defaut, dans les circonscriptions les plus voi­sines, soit aux etablissement vises au paragraphe 1er du present article.
3. Toute action en reprise, qu’elle soit qualifiée en revendication, en revocation ou en resolution
doit etre introduite dans le delai ci-apres determiné.
Elle ne peut etre exercée qu’en raison de donations, de legs ou de fon­dations pieuses, et
seulement par les auteurs et leurs heritiers en ligne directe.
Les arrerages de rentes dues aux fabriques pour fondations pieuses ou cultuelles et qui n’ont pas
ete rachetées cessent d’etre exigibles.
VI

Aucune action d’aucune sorte ne pourra etre intentée a raison de fon­dations pieuses anterieures a la loi du 18 germinal an X.
4. L’action peut etre exercée contre I’attributaire ou, a defaut d’attribu­tion, contre le directeur general des domaines representant I’Etat en qualite de sequestre.
5. Nul ne pourra introduire une action, de quelque nature qu’elle soit, s’il n’a deposé, deux mois
auparavant un memoire prealable sur papier non timbre entre les mains du directeur general des domaines qui en delivrera un recepissé daté et signé.
6. Au vu de ce memoire, et apres avis du directeur des domaines, le pre­fet pourra en tout etat de cause, et quel que soit I’etat de Ia procedure, faire droit a tout ou partie de Ia demande par un arreté.

7. L’action sera prescrite si le memoire prealable n’a pas lite deposé dans les dix mois a compter de la publication au Journal officiel  de Ia liste des biens attribués ou a attribuer avec les charges auxquelles les dits biens seront ou demeureront soumis, et si I’assignation devant Ia juri­diction ordinaire n’a pas ete delivrée dans les trois mois de Ia date du recepissé.
Parmi ces charges, pourra etre comprise celle de I’entretien des tombes.
8. Passe ces delais, les attributions seront defmitives et ne pourront plus etre attaquées de
quelque matiere ni pour quelque cause que ce soit.
Neanmoins, toute personne interessée pourra poursuivre devant le Conseil d’Etat statuant au
contentieux, l’execution des charges impo­sees par les decrets d’attribution.
9. II en sera de meme pour les attributions faites apres solution des liti­ges soulevés dans le delai.
10. Tout creancier, hypothecaire, privilegié ou autre, d’un etablisse­ment dont les biens ont ete mis sous sequestre, devra, pour obtenir le paiement de sa creance, deposer prealablement a toute poursuite un
memoire justificatif de sa demande, sur papier non timbre, avec les pie­ces al’appui au directeur
general des domaines qui en delivrera un rece­pissé daté et signé.
11. Au vu de ce memoire et sur I’avis du directeur des domaines, le pre­fet pourra en tout etat de cause, et  que soit I’etat de Ia procedure, decider, par un arreté pris en conseil deprefecture, que le creancier sera admis, pour tout ou parti de sa creance, au passif de Ia liquidation de I’etablissement supprimé.

12. L’action du creancier sera definitivement eteinte si le memoire prelalable n’a pas ete deposé dans les six mois qui suivront Ia publication au Journal officiel, prescrite par le paragraphe 7 du present article, et si l’assignation devant lajuridiction ordinaire n’a pas ete delivrée dans les neuf mois de ladite publication.

13. Dans toutes les causes auxquelles s’appliquent les dispositions de Ia presente loi, le tribunal
statue comme en matiere sommaire, conforme­ment au titre 24 du livre II du Code de procedure
civile.

Les frais exposés par le sequestre seront, dans tous les cas, employes en frais privilegiés sur le
bien sequestre, sauf recouvrement contre Ia partie adverse condamnée aux depens, ou, sur la masse
generale des biens recueillis par l’Etat.
Le donateur et les heritiers en ligne directe soit du donateur, soit du tes­tateur ayant, des a present, intenté une action en revendication ou en revocation devant les tribunaux civils, sont dispensés des formalites de
procedure prescrites par les paragraphes 5, 6 et 7 du present article.

14. L’Etat, les departements les communes et les etablissements publics ne peuvent remplir ni les
charges pieuses ou cultuelles, afferen­tes aux liberalités a eux faites ou, aux contrats conclus par eux, ni les
charges dont I’execution comportait l’intervention soit d’un etablisse­ment public du culte, soit de titulaires ecclesiastiques. ni ne pourront remplir les charges comportant !’intervention d’eccle­siastiques pour l’accomplissement d’actes non cultuels que s’il s’agit de liberalites autorisees anterieurement a Ia promulgation de Ia presente loi, et si, nonobstant l’intervention de ces ecclesiastiques, ils conservent un droit de controle sur I’emploi des dites liberalités.
Les dispositions qui precedent s’appliquent au sequestre.    Dans les cas prevus a l’alinea 1er du present paragraphe, et en cas d’inexecution des charges visées a l’alinea 2, L’action en reprise, qu’elle soit qualifiée en revendication, en revocation ou en resolution, ne peut etre exercée que par les auteurs des liberalités et leurs heritiers en ligne directe.
Les paragraphes precedents s’appliquent a cette action sous les reserves ci-apres:

Le depot du memoire est fait au prefet, et l’arreté du prefet en conseil de prefecture est pris, s’il y a lieu, apres avis de Ia commission departe­mentale pour le departement, du conseil municipal pour la commune

VIII

et de Ia commission administrative pour I’etablissement public inte­
resse.

En ce qui conceme les biens possedes par l’Etat, il sera statue par decret.

L’action sera prescrlte si le memoire n’a pas ete depose dans l’annee qui suivra Ia promulgation
de Ia presente loi, et !’assignation devant Ia juri­ diction ordinaire delivree dans les trois mois
de Ia date du recepisse.
15. Les biens reclames, en vertu du paragraphe 14, a l’Etat, aux depar­
tements, aux communes et a taus les etablissements publics ne seront
restituables, lorsque Ia demande ou I’action sera admise, que dans Ia
proportion correspondant aux charges non executees, sans qu’il y ait
lieu de distinguer si lesdites charges sont ou non determinantes de Ia liberalite ou du contrat de
fondation pieuse et sous deduction des frais et droits correspondants payes Iars de I’acquisition
des biens.

16. Sur les biens greves de fondations de messes, l’Etat, les departe­
ments, les communes et les etablissements publics possesseurs ou attrl­
butaires desdits biens, devront, a defaut des restitutions a operer en
vertu du present article, mettre en reserve Ia portion correspondant aux
charges ci-dessus visees.

Cette portion sera remise aux societes de secours mutuels constituees conforrnement au paragraphe
1er. 6″, de !’article 9 de Ia loi du 9 decem­
bre 1905, sous Ia forme de titres de rente nominatifs, a charge parcel­
les-ci d’assurer I’execution des fondations perpetuelles de messes.

Pour les fondations temporaires, les fonds y afferents seront verses auxdites societes de recours
mutuels, mais ne beneficieront pas du taux de faveur prevu par !’article 21 de Ia loi du 1•r
avrll1898.

Les titres nominatifs seront remis et les versements faits a Ia societe de secours mutuels qui aura
ete constituee dans le departement, ou a son
defaut dans le departement le plus voisin.

A I’expiration du delai de dix-huit mois prevu au paragraphe 1er. 6″ ci­ dessus vise, si aucune des
societes de secours mutuels qui viennent d’etre mentionnees n’a reclame Ia remise des titres ou
le versement auquel elle a droit, l’Etat,les departements, les communes et les etablis­ sements
publics seront definitivement liberes et resteront proprletaires
des biens par eux possedes ou a eux attrlbues, sans avoir a executer
aucune des fondations et messes grevant lesdits biens.

IX

La portion a mettre en reserve, en vertu des dispositions precedentes sera calculee sur Ia base des
tarifs indiques dans I’acte de fondation, ou, il defaut, sur Ia base des tarifs en vigueur au 9
decembre 1905.

Article 10
(/oi du 13 avril 1908 Journal officiel du 14 avri/1908)
1. Les attributions prevues par les articles precedents ne donnent lieu il
aucune perception au profit du Tresor.
2. Les transferts, transcriptions, inscriptions et mainlevees, mentions et certificats seront
operes ou delivres par les compagnies, societes et autres etablissements debiteurs et par les
conservateurs des hypothe­ ques, en vertu, soit d’une decision de justice devenue definitive, soit
d’un arrete pds par le prefet…, soit d’un decret d’attribution.
3. Les arretes et decrets, les transferts, les transcriptions, inscriptions et mainlevees, mentions
et certificats operes ou delivres venu desdits arre­ tes et decrets ou des decisions de justice
susmentionnes seront affran­ chis de droits de timbre, d’enregistrement et de toute taxe.
4. Les attributaires de biens immobiliers seront, dans taus les cas, dis­ penses de remplir les
formalites de purge des hypotheques legales. Les biens attribues seront francs et quittes de toute
charge hypothecaire ou privilegiee qui n’aurait pas ete inscrite avant !’expiration du delai de six
mois il dater de Ia publication au Journal officiel ordonnee par le para­ graphe 7 de I’article 9.

Article 11
Les ministres des cultes qui, Pars de Ia promulgation de la presente loi, seront agés de plus de
soixante ans revolus et qui auront, pendant trente ans au mains, rempli des fonctions
ecclesiastiques remunerées par l’Etat, recevront une pension annuelle et viagere egale aux trois
quarts de leur traitement. Ceux qui seront agés de plus de quarante-cinq ans et qui auront, pen­dant vingt ans au mains, rempli des fonction ecclesiastiques remune­rées par I’Etat recevront une pension annuelle et viagere egale a Ia moitié de leur traitement.

Les pensions allouées par les deux paragraphes precedents ne pourront pas depasser 1 500 francs (15
francs).
En cas de deces des titulaires, ces pensions sont reversibles. jusqu’il concurrence de la moitie de
leur montant au profit de Ia veuve et des orphelins mineurs laisses par le defunt et, jusqu’a concurrence du quart, au profit de Ia veuve sans enfants mineurs. A Ia majorite des orphelins, leur pension s’eteindra de plein droit.

Les ministres des cultes actuellement salariés par I’Etat, qui ne seront pas dans les conditions ci-dessus, recevront, pendant quatre ansa partir de la suppression du budget des cultes, une allocation egale a Ia totalité de leur traitement pour Ia premiere année, aux deux tiers pour Ia deuxieme a Ia moitié pour Ia troisieme, au tiers pour Ia quatrieme.

Toutefois, dans les communes de mains de mille habitants et pour les ministres des cultes qui
continueront a y remplir leurs fonctions, Ia duree de chacune des quatre periodes ci-dessus
indiquee sera doublee.

Les departements et les communes pourront, sous les memes condi­ tions que I’Etat, accorder aux
ministres des cultes actuellement salaries, par eux, des pensions ou des allocations etablies sur
Ia meme base et pour une egale duree.

Reserve et faite des droits acquis en matiere de pensions par application de Ia legislation
anterieure, ainsi que des secours accordes, soit aux anciens ministres des differents cultes, soit
a leur famille.

Les pensions prevues aux deux premiers paragraphes du present article ne pourront se cumuler avec
toute autre pension ou tout autre traite­ ment alloue, a titre quelconque par I’Etat les
departements ou les com­ munes.

La loi du 27 juin 1885, relative au personnel des facultes de theologie catholique supprimees est
applicable aux professeurs, charges de cours, maitres de conferences et etudiants des facultes de
theologie protes­ tante.

Les pensions et allocation prevues ci-dessus seront incessibles et insai­
sissables dans les memes conditions que les pensions civiles. Elles ces­
seront de plein droit en cas de condamnation a une peine afflictive ou
infamante ou en cas de condamnation pour I’un des delits prevus aux
articles 34 et 35 de Ia presente loi.

Le droit a I’obtention ou a Ia jouissance d’une pension ou allocation sera suspendu par les
circonstances qui font perdre Ia qualite de Fran­
\ais durant Ia privation de cette qualite.

Les demandes de pension devront etre, sous peine de forclusion, for­
mees dans le delai d’un an apres Ia promulgation de Ia presente loi.

XI

Titre Ill : Des edifices des cultes

Article 12

Les edifices qui ont ete mis a Ia disposition de Ia nation et qui, en vertu de Ia loi du 18
germinal an X, servent a I’exercice public des cultes ou
au logement de leurs ministres (cathedrales, eglises, chapelles, synago­
gues, archeveches, eveches, presbyteres, seminaires). ainsi que leur des­
cendance immobiliere, et les objets mobiliers qui les garnissaient au moment ou lesdits edifices
ont ete remis aux cultes, sont et demeurent proprletes de l’:Etat, des departements et des
communes.
Pour ces edifices, comme pour ceux posterleurs a Ia loi du 18 germinal an X, dont l’Etat, les
departements et les communes seraient proprle­ taires, y compris les facultes de theologie
protestante, il sera precede conformement aux dispositions des articles suivants.

Article 13
(/oi du 13 avril 1908 Journal officiel du 14 avri/1908)

Les edifices servant a I’exercice public du culte, ainsi que les objets mobiliers les garnissant,
seront laisses gratuitement a Ia disposition des etablissements publics du culte, puis des
associations appelees a les
remplacer auxquelles les biens de ces etablissements auront ete attrl­
bues par application des dispositions du titre II.

La cessation de cette jouissance, et, s’il y a lieu, son transfert seront pro­ nonces par decret,
sauf recours au Conseil d’Etat statuant au contentieux :

1o Si I’association beneficiaire est dissoute ;
2o Si, en dehors des cas de force majeure, le culte cesse d’etre cele­
bre pendant plus de six mois consecutifs ;
3° Si Ia conservation de !’edifice ou celle des objets mobiliers clas­ ses en vertu de Ia loi de
1887 et de I’article 16 de Ia presente loi est compromise par insuffisance d’entretien, etapres
mise en demeure
dument notifiee du conseil municipal ou, a son defaut du prefet ;
4o Si I’association cesse de remplir son objet ou si les edifices sont detournes de leur
destination ;
5o Si elle ne satisfait pas soit aux obligations de !’article 6 ou du der­ nier paragraphe du
present article, soit aux prescriptions relatives aux monuments historlques.

xn

La desaffectation et ces immeubles pourra, dans les cas ci-dessus pre­ vus etre prononcee par
decret rendu en Conseil d’Etat. En dehors de ces cas, elle ne pourra I’etre que par une loi.
Les immeubles autrefois affectes aux cultes et dans lesquels les ceremo­
nies du culte n’auront pas ete celebrees pendant le delai d’un an ante­
deurement a Ia presente loi, ainsi que ceux qui ne seront pas reclames
par une association cultuelle dans le delai de deux ans apres sa promul­
gation, pourront etre desaffectes par decret.
n en est de meme pour les edifices dont Ia desaffectation aura lite demandee antedeurement au 1er
juin 1905.

Les etablissements publics du culte, puis les associations beneficiaires, seront tenus des
reparations de toute nature, ainsi que des frais d’assu­ rance et autres charges afferentes aux
edifices et aux meubles les gar­ nissant.
L’Etat, les departements et les communes pourront engager les depen­ ses necessaires pour
I’entretien et Ia conservation des edifices du culte dont Ia propdete leur est reconnue par Ia
presente loi.

Article 14
(/oi du 13 avril 1908 Journal officiel du 14 avri/1908)
Les archeveches, eveches, les presbyteres et leurs dependances, les grands seminaires et facultes
de theologie protestante seront laisses gra­
tuitement a Ia disposition des etablissements publics du culte, puis des
associations prevues a I’article 13, savoir : les archeveches, et eveches
pendant une pedode de deux annees ; les presbyteres dans les commu­
nes oil residera le ministre du culte, les grands seminaires et facultes de theologie protestante,
pendant cinq annees a partir de Ia promulgation
de Ia presente loi.
Les etablissements et associations sont soumis, en ce qui concerne ces edifices, aux obligations
prevues par le dernier paragraphe de
!’article 13. Toutefois, ils ne seront pas tenus des grosses reparations.
La cessation de Ia jouissance des etablissements et associations sera prononcee dans les
conditions et suivant les formes determinees par I’article 13. Les dispositions des paragraphes 3
et 5 du meme article sont applicables aux edifices vises par le paragraphe 1er du present arti­
cle.
La distraction des parties superflues des presbyteres laisses a Ia dispo­
sition des associations cultuelles pourra, pendant le delai prevu au para-

XIII

graphe 1er, litre prononcee pour un service public par decret rendu en
Conseil d’Etat.

A I’expiration des delais de jouissance gratuite, Ia libre disposition des edifices sera rendue a
l’Etat, aux departements ou aux communes.
Ceux de ces immeubles qui appartiennent a l’Etat pourront etre, par decret, affectes ou concedes
gratuitement, dans les formes prevues a
!’ordonnance du 14 juin 1833, soit a des services publics de l’Etat, soit
a des services publics departementaux ou communaux.
Les indemnites de logement incombant actuellement aux communes, a
defaut de presbytere, par application de !’article 136 de Ia loi du 5 avril
1884, resteront a leur charge pendant le delai de cinq ans. Elles cesse­
ront de plein droit en cas de dissolution de I’association.

Article 15

Dans les departements de Ia Savoie, de Ia Haute-Savoie et des Alpes­ Maritimes, Ia jouissance des
edifices anterteurs a Ia loi du 18 genninal an X, servant a l’exercice des cultes ou au logement
de leurs ministres,
sera attribuee par les communes sur le territoire desquelles ils se trou­ vent, aux associations
cultuelles, dans les conditions indiquees par les articles 12 et suivants de Ia presente loi. En
dehors de ces obligations,
les communes pourront disposer librement de Ia propriete de ces edifi­
ces.
Dans ces memes departements, les cirnetieres resteront Ia propdete des communes.

Article 16
n sera procede a un classement complementaire des edifices servant a l’exercice public du culte
(cathedrales, eglises, chapelles, temples, syna­ gogues, archeveches, eveches, presbyteres,
seminaires), dans lequel devront etre compds tous ceux de ces edifices representant, dans leur
ensemble ou dans leurs parties, une valeur artistique ou histodque.
Les objets mobiliers ou les immeubles par destination mentionnes a I’article 13, qui n’auraient pas
encore ete inscdts sur Ia liste de classe­ ment dressee en vertu de Ia loi du 30 mars 1887, soot,
par l’effet de Ia
presente loi, ajoutes a ladite liste. n sera procede par le ministre com­
petent, dans le delai de trois ans, au classement definitif de ceux de ces
objets dont Ia conservation presenterait, au point de vue de l’histoire ou de I’art, un interet
suffisant. A I’expiration de ce delai, les autres objets
seront declasses de plein droit.

XIV

En outre, les immeubles et les objets mobiliers, attribues en vertu de Ia pnlsente loi aux
associations, pourront etre classes dans les memes con­
ditions que s’ils appartenaient a des etablissements publics.
ll n’est pas deroge, pour le surplus, aux dispositions de Ia loi du 30 mars
1887.

Les archives ecclesiastiques et bibliotheques existant dans les archeve­ ches, eveches, grands
seminaires, paroisses, succursales et leurs depen­ dances, seront inventoriees et celles qui seront
reconnues propriete de l’Etat lui seront restituees.

Article 17
(loi du 31 decembre 1913 Journal officiel du 4 janvier 1914)

Les immeubles par destination classes en vertu de Ia loi du 30 mars
1887 ou de Ia presente loi sont inalienables et imprescriptibles

Dans le cas oilla vente ou l’echange d’un objet classe serait autorise par le ministre competent,
un droit de preemption est accorde :
1o aux associations cultuelles ;
2° aux communes ;
3o aux departements ;
4o aux musees et societes d’art et d’archeologie ;
so a l’Etat. Le prix sera fixe par trois experts que designeront le
vendeur, l’acquereur et le president du tribunal de grande instance.

Si aucun des acquereurs vises ci-dessus ne fait usage du droit de preemption Ia vente sera libre ;
mais il est interdit a l’acheteur d’un
objet classe de le transporter hors de France.

La visite des edifices et !’exposition des objets mobiliers classes seront publiques : elles ne
pourront donner lieu a aucune taxe ni redevance.
Titre IV: Des associations pour l’exercice des cultes

Article 18
Les associations forrnees pour subvenir aux frais, a I’entretien et a I’exercice public d’un culte
devront etre constituees conforrnement aux articles 5 et suivants du titre premier de Ia loi du 1er
juillet 1901. Elles seront, en outre, soumises aux prescriptions de Ia presente loi.

XV

Article 19
(loin·42-1114 du 25 decembre 1942 Journal officiel du 2janvier 1943)
(decret n• 66-388 du 13juin 1966 art. 8, Journal officiel du 17 juin 1966)
Ces associations devront avoir exclusivement pour objet I’exercice d’un culte et etre composes au
mains :
-dans les communes de mains de mille habitants, de sept personnes;
-dans les communes de mille a vingt mille habitants, de quinze
personnes;
-dans les communes dont le nombre des habitants est superieur a
vingt mille, de vingt-cinq personnes majeures, domiciliees ou resi­
dant dans Ia circonscription religieuse.
Chacun de leurs membres pourra s’en retirer en tout temps, apres paye­ ment des cotisations echues
et de celles de l’annee courante, nonobs­ tant toute clause contraire.
Nonobstant toute clause contraire des statuts, les actes de gestion fmanciere et d’administration
legale des biens accomplis par les direc­ teurs ou administrateurs seront, chaque annee au mains
presentes au contriile de l’assemblee generale des membres de !’association et sou­
mis a son approbation.
Les associations pourront recevoir, en outre, des cotisations prevues par I’article 6 de Ia loi du
1er juillet 1901, le produit des quetes et col­ lectes pour les frais du culte, percevoir des
retributions : pour les cere­ monies et services religieux meme par fondation ; pour Ia location
des banes et sieges ; pour Ia fourniture des objets destines au service des
funerailles dans les edifices religieux et a Ia decoration de ces edifices.
Les associations cultuelles pourront recevoir, dans les conditions deter­
minees par les articles 7 et 8 de Ia loi des 4 fevrier 1901-8 juillet 1941, relative a Ia tutelle
administrative en matiere de dons et legs, les Iibera­ Utes testamentaires et entre vifs destinees
a I’accomplissement de leur
objet ou grevees de charges pieuses ou cultuelles.
Elles pourront verser, sans donner lieu a perception de droits, le surplus de leurs recettes a
d’autres associations constituees pour le meme objet.
Elles ne pourront, sous quelque forme que ce soit, recevoir des subven­ tions de l’Etat, des
departements et des communes. Ne sont pas consi­ derees comme subventions les sommes allouees pour
reparations aux

XVI

edifices affectes au culte public, qu’ils soient ou non classes monuments historiques.

Article 20
Ces associations peuvent, dans les formes determinees par I’article 7 du decret du 16 aoilt 1901,
constituer des unions ayant une administration ou une direction centrale ; ces unions seront
reglees par I’article 18 et par les cinq derniers paragraphes de I’article 19 de Ia presente loi.

Article 21

Les associations et les unions tiennent un etat de leurs recettes et de leurs depenses ; elles
dressent chaque annee le compte financier de l’annee ecoulee et l’etat inventorie de leurs biens,
meubles et immeu­ bles.

Le controle financier est exerce sur les associations et sur les unions par I’administration de
I’enregistrement et par !’inspection generale des fmances.

Article 22

Les associations et unions peuvent employer leurs ressources disponi­
bles a Ia constitution d’un fonds de reserve suffisant pour assurer les
frats et I’entretien du culte et ne pouvant, en aucun cas, recevoir une
autre destination : le montant de cette reserve ne pourra jamais depas­
ser une somme egale, pour les unions et associations ayant plus de cinq mille francs (50 francs) de
revenu, a trois fois et, pour les autres asso­ ciations, a six fois Ia moyenne annuelle des sommes
depensees par cha­
cune d’entre elles pour les frais du culte pendant les cinq derniers exercices.
Independamment de cette reserve, qui devra etre placee en valeurs nominatives, elles pourront
constituer une reserve speciale dont les
fonds devront etres deposes, en argent ou en titres nominatifs, a Ia
Caisse des depots et consignations pour y etre exclusivement affectes, y compris les interets, a
I’achat, a Ia construction, a Ia decoration ou a
Ia reparation d’immeubles ou meubles destines aux besoins de !’asso­
ciation ou de !’union.

Article 23
Seront punis d’une amende de seize francs (0,16 franc) a deux cents francs (2 francs), et, en cas
de recidive, d’une amende double, les direc-

xvn

teurs ou administrateurs d’une association ou d’une union qui auront contrevenu aux articles 18,
19, 20, 21 et 22.

Les tribunaux pourront, dans le cas d’infraction au paragraphe 1er de
!’article 22, condamner !’association ou !’union a verser l’excedent cons­
tate aux etablissements communaux d’assistance ou de bienfaisance.

Tis pourront, en outre, dans tous les cas pn\vus au paragraphe 1er du present article, prononcer Ia
dissolution de !’association ou de !’union.
Article 24

Les edifices affectes a l’exercice du culte appartenant a l’Etat, aux departements ou aux communes
continueront a etre exemptes de l’impot foncier et de l’irnpot des portes et fenetres.

Les edifices servant au logement des ministres des cultes, les seminai­ res, les facultes de
theologie protestante qui appartiennent a l’Etat, aux departements ou aux communes, les biens qui
sont Ia propriete des associations et unions sont soumis aux memes impots que ceux des par­
ticuliers.

Toutefois, les edifices affectes a I’exercice du culte qui ont ete attribues aux associations ou
unions en vertu des dispositions de I’article 4 de Ia presente loi sont, au meme titre que ceux
qui, appartiennent a l’Etat, aux departements et aux communes, exoneres de l’irnpot foncier et de
l’impot des portes et fenetres.

Les associations et unions ne sont en aucun cas assujetties a Ia taxe d’abonnement ni a celle
irnposee aux cercles par article 33 de Ia loi du
8 aofit 1890, pas plus qu’a l’irnpot de 4% sur le revenu etabli par les lois
du 28 decembre 1880 et 29 decembre 1884.
Titre V : Police des cultes
Article 25

Les reunions pour Ia celebration d’une culte tenues dans les locaux appartenant a une association
cultuelle ou mis a sa disposition sont publiques. Elles sont dispensees des forrnalites de
!’article 8 de Ia loi du
30 juin 1881, mais restent placees sous Ia surveillance des autorites dans
!’interet de I’ordre public.

XVITI

Article 26

ll est interdit de tenir des reunions politiques dans les locaux servant habituellement a
I’exercice d’un culte.

Article 27

Les ceremonies, processions et autres manifestations exterleures d’un culte, sont reglees en
conformite de !’article 97 du Code de !’adminis­ tration communale.

Les sonneries des cloches seront reglees par arrete municipal, et, en cas de desaccord entre le
maire et le president ou directeur de I’association cultuelle, par arrete prefectoral.

Le reglement d’administration publique prevu par !’article 43 de Ia pre­ sente loi determinera les
conditions et les cas dans lesquels le sonneries civiles pourront avoir lieu.

Article 28
llest interdit, a l’avenir, d’elever ou d’apposer aucun signe ou embleme religieux sur les
monuments publics ou en quelque emplacement public
que ce soit, a I’exception des edifices servant au culte, des terrains de
sepulture dans les cimetieres, des monuments funeraires, ainsi que des
musees ou expositions.

Article 29

Les contraventions aux articles precedents sont punies des peines de police.

Sont passibles de ces peines, dans le cas des articles 25, 26 et 27, ceux qui ont organise Ia
reunion ou manifestation, ceux qui y ont participe en qualite de ministres du culte et, dans le cas
des articles 25 et 26, ceux qui ont fourni le local.

Article 30

Conformement aux dispositions de !’article 2 de Ia loi du 28 mars 1892,
I’enseignement religieux ne peut etre donne aux enfants ages de six a
treize ans, inscrits dans les ecoles publiques, qu’en dehors des heures
declasse.

ll sera fait application aux ministres des cultes qui enfreindraient ces prescriptions, de
I’article 14 de Ia loi precitee.

XIX

Article 31
Sont punis de Ia peine d’amende prevue pour les contraventions de Ia
s• classe et d’un emprisonnement de six jours a deux mois ou de l’une
de ces deux peines seulement ceux qui, soit par voies de fait, violences
ou menaces contre un individu, soit en lui faisant craindre de perdre son emploi ou d’exposer il
un dommage sa personne, sa famille ou sa fortune,l’auront determine il exercer ou il s’abstenir
d’exercer un culte,
a faire partie ou a cesser de faire partie d’une association cultuelle, a
contribuer ou a s’abstenir de contribuer aux frais d’un culte.

Article 32

Seront punis des memes peines ceux qui auront empecbe, retarde ou interrompu les exercices d’un
culte par des troubles ou desordres cau­ ses dans le local servant il ces exercices.

Article 33
Les dispositions des deux articles precedents ne s’appliquent qu’aux troubles, outrages ou voies de
fait, dont Ia nature ou les circonstances ne donneront pas lieu il de plus fortes peines d’apres
les dispositions du Code penal.

Article 34

Tout ministre d’un culte qui, dans les lieux ou s’exerce ce culte, aura publiquement par des
discours prononces, des lectures faites, des ecrits distribues ou des affiches apposees, outrage ou
diffame un citoyen charge d’un service public, sera puni d’une amende de 25 000 francs. et d’un
emprisonnement d’un an, ou de l’une de ces deux peines seule­ ment
La verite du fait diffamatoire, mais seulement s’il est relatif aux fonc­ tions, pourra etre etabli
devant le tribunal correctionnel dans les formes prevues par I’article 52 de Ia loi du 29 juillet
1881. Les prescriptions edictees par I’article 65 de Ia meme loi s’appliquent aux delits du pre­
sent article et de I’article qui suit.

Article 35

Si un discours prononce ou un ecrit affiche ou distribue publiquement dans les lieux ou s’exerce le
culte, contient une provocation directe il resister ill’execution des lois ou aux actes Iegaux de
I’autorite publique,
ou s’il tend a soulever ou a armer une partie des citoyens contre les

XX

autres, le ministre du culte qui s’en sera rendu coupable sera puni d’un emprisonnement de trois
mois a deux ans, sans prejudice des peines de Ia complicite, dans le cas aula provocation aurait
ete suivie d’une sedi­ tion, revolte ou guerre civile.

Article 36

Dans le cas de condamnation par les tribunaux de police ou de police correctionnelle en application
des articles 25 et 26, 34 et 35, !’associa­ tion constituee pour l’exercice du culte dans
l’inuneuble oul’infraction a ete commise sera civilement responsable.

Titre VI : Dispositions generales

Article 37
L’article 463 du Code penal et Ia loi du 26 mars 1891 sont applicables a tous les cas dans lesquels
Ia presente loi edicte des penalites.

Article 38
Les congregations religieuses demeurent soumises aux lois des
1erjuillet 1901, 4 decembre 1902 et 7 juillet 1904.

Article 39
Les jeunes gens, qui ont obtenu a titre d’eleves ecclesiastiques Ia dis­ pense prevue par !’article
23 de Ia loi du 15 juillet 1889, continueront a en beneficier conformement a !’article 99 de Ia loi
du 21 mars 1905, a Ia condition qu’a !’age de vingt-six ans ils soient pourvus d’un emploi de
ministre du culte retribue par une association cultuelle et sous reserve des justifications qui
seront flxees par un reglement d’administration publique.

Article 40

Pendant huit annees a partir de Ia promulgation de Ia presente loi, les ministres du culte seront
ineligibles au conseil municipal dans les com­munes oil ils exerceront leur ministere
ecclesiastique.

Article 43
Un règlement d’administration publique rendu dans les trois mois qui suivront Ia promulgation de Ia
présente loi deterninera les mesures propres a assurer son application.
XXI

Des reglements d’administration publique détermineront les conditions dans lesquelles la présente
loi sera applicable en Algérie et aux colonies.

Envoi.

J’en suis resté à la meilleure formule,

La religion L’Opium des peuples la religion,

Le cannabis l’Opium des sans dent.

 

Principe de Laïcité. (Pour faire court Extrait)

Aujourd’hui un juriste doit être compétent dans ces domaines-là, plus éclairé qu’un citoyen ou qu’un politicien. Le premier pilier : Liberté religieuse Inclut un double volet.

– Liberté de conscience :

1) le droit d’avoir une religion

2) de ne pas avoir une religion

3) le droit de changer de religion

Cette liberté de conscience est indélogeable, aucune limite n’est tolérée. Elle est absolue.

– Liberté d’exprimer et de manifester sa religion : garantit par l’article 10 de la DDHC. Comme en public et en privé. (Cf. article 9 de la Convention des droits de l’homme), par le culte, le port de signes religieux, et éventuellement les pratiques religieuses. ….

                         MAIS, Contrairement à la liberté de conscience,                                                  

cette liberté peut faire l’objet de limites, justifiées par l’ordre public (liberté d’autrui, etc.)  

La Laïcité souhaitable  aujourd’hui en 2017 en France , 

Pas de signes vestimentaires religieux sur le domaine public, administrations ou lieux d’enseignements , sauf pour les gens des cultes Moines, curée, bonnes sœur Imam ect, dûment accréditer par l’état français et Pareil pour le domaine culturel, seul les manifestations culturelles existant avant 1905 en France doivent être admises, fêtes du calendrier, événements culturels du patrimoine chrétien de la France  , nom de saints pour villes,  les villages et rues, lieues ,  habits religieux et culturels en procession,

Mais autorisation porter des bijoux de moins de 5 cm x 2cm ou de tatouage sur le corps non visible sur le domaine publique et administration ou d’enseignement.

Pour ceux qui désirent afficher leurs religions  insignes cousus  sur les vêtements  comme  Triangle Safran pour les Bouddhistes,  Rectangle blanc avec croix noir ou autres (les Croix rouges, verte, ou bleu, étant déjà prises) pour les Chrétiens, Etoile jaune pour les juifs,  croissant vert pour les Mahométans                                                                                                                                                         

Aucune autre création d’édifices religieux église, de temple, de monastère, Mosquée, sauf l’entretien du patrimoine culturel français chrétien par l’état érigé avant 1905 (incluent mosquées et temples) pour une  période de 10 ans  *période renouvelable  par référendum du peuple français  a échéance.

Deuxième pilier : la neutralité de l’Etat. Contexte 1905 : Emile Combe propose cette loi. Ancien séminariste (défroqué) parti radical de gauche, ce n’est est une loi pas de séparation mais une loi de déchristianisation de la France. Interdiction de subventionner les cultes. (Impossibilité de l’état de manifester ses convictions religieuses).

3ème pilier : le principe de concilier les autres. Concilier neutralité de l’Etat et liberté religieuse. Principe de pluralisme.

S’énonce de la façon suivante : la république ne reconnait aucun culte mais elle ne doit en méconnaître aucun

Donc il est temps de refaire des lois obsolètes, inadaptées au monde actuel.

Hors toutes les lois sur la laïcité (comme à la DDHC) sont faites par des fachos de Gauche quand ils sont aux pouvoirs, comme pour le mariage homos, détruisant le Model familiale séculaire, la gauche c’est d’abord le dogme sociétal avant le progrès social, la droite doit abroger toutes ces lois, sans cela elle ne peut faire,  elle, le progrès social.

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